top of page
GettyImages-157859544_edited_edited_edit

Questions - Réponses

FAQ - Neuropathies périphériques & handicap invisible

Cette Foire Aux Questions a été élaborée par notre association afin de fournir une information fiable, structurée et accessible concernant les neuropathies périphériques.

​

Les contenus s’appuient sur des données issues de centres universitaires, de la base européenne Orphanet, du réseau ERN-RND, ainsi que de publications spécialisées et de ressources médicales reconnues.

​

Important : cette FAQ ne remplace pas un avis médical spécialisé.

 

Toute situation individuelle doit être évaluée par un neurologue ou un centre de maladies rares.

1. Définition et cadre général

​​

Qu’est-ce qu’une neuropathie périphérique ?

​

Une neuropathie périphérique est une atteinte neurologique :

​

 

  • les nerfs périphériques,

  • les fibres nerveuses motrices responsables du mouvement,

  • les fibres nerveuses sensorielles responsables de la sensibilité,

  • ou les fibres nerveuses autonomes impliquées dans certaines fonctions involontaires de l’organisme,

​

 

résultant d’une anomalie qui perturbe le fonctionnement normal des nerfs.

​

​

Quelle est leur fréquence en Suisse ?​

​

Bien que certaines neuropathies périphériques héréditaires soient considérées comme rares individuellement, les neuropathies périphériques dans leur ensemble concernent plus de 100 000 personnes en Suisse.

​

Parmi elles, les formes héréditaires rares toucheraient environ 1 personne sur 2 500, soit près de 4 000 personnes en Suisse.

​​

​​​​​

​

2. Origines et mécanismes

​

Certaines neuropathies périphériques sont-elles génétiques ?

​

Un grand nombre de neuropathies périphériques héréditaires ont une origine génétique et peuvent être transmises selon différents modes de transmission :

 

  • transmission autosomique dominante,

  • transmission autosomique récessive,

  • transmission liée au chromosome X,

  • plus rarement transmission mitochondriale.

​

Le test génétique et le conseil génétique constituent des outils fondamentaux dans la démarche diagnostique.

​

​​​​​

​

Existe-t-il des symptômes typiques ?​

​

Il n’existe pas de présentation universelle. Les manifestations varient selon les nerfs ou les fibres nerveuses atteints.

​

 

Symptômes fréquemment observés :

​

 

  • faiblesse musculaire,

  • troubles sensitifs (engourdissement, douleurs neuropathiques),

  • troubles de la marche ou de l’équilibre,

  • fatigabilité importante,

  • diminution des réflexes,

  • déformations des pieds ou des mains dans certaines formes.

​

 

Le caractère souvent invisible des symptômes, comme la fatigue ou les douleurs neuropathiques, complique parfois leur reconnaissance.

​​

​

​

Pourquoi les symptômes varient-ils d’un patient à l’autre ?

​

La variabilité des symptômes dépend de plusieurs facteurs :

​

 

  • du type précis de mutation génétique ou du mécanisme pathologique,

  • de l’âge d’apparition de la maladie,

  • de certains facteurs environnementaux,

  • des capacités de compensation propres à chaque individu.

​

 

Certaines neuropathies présentent une expressivité variable : une même mutation génétique peut entraîner des formes très différentes d’une personne à l’autre, même au sein d’une même famille.

​​

​

​

Pourquoi certaines maladies évoluent-elles par crises ?

​

Certaines neuropathies périphériques peuvent évoluer par épisodes ou crises, durant lesquels les symptômes apparaissent ou s’aggravent temporairement.

C’est notamment le cas de certaines neuropathies comme la neuropathie héréditaire avec hypersensibilité à la pression (HNPP).

​

 

Facteurs pouvant déclencher ou aggraver ces épisodes :

​

 

  • fatigue importante,

  • compressions ou pressions prolongées sur un nerf,

  • infections,

  • stress physique ou émotionnel,

  • variations hormonales,

  • certains médicaments pouvant affecter les nerfs.

​

 

Ces épisodes peuvent durer de quelques heures à plusieurs semaines, avec une récupération partielle ou complète selon les cas.

​

​​​​

​

4. Diagnostic

​

Pourquoi le diagnostic peut-il être long ?

​

L’errance diagnostique s’explique par :

​

  • la rareté de la maladie,

  • l’hétérogénéité clinique,

  • l’absence de test unique pour certaines pathologies,

  • la normalité possible des examens en dehors des épisodes aigus.

​

Les réseaux spécialisés et centres de référence ont permis des améliorations significatives.

​

Quels examens sont réalisés ?

​

Selon le contexte clinique :

​

  • examen neurologique complet,

  • électromyogramme (EMG) et vitesses de conduction,

  • IRM cérébrale ou médullaire,

  • analyses biologiques spécialisées,

  • tests génétiques (panel, exome),

  • biopsie nerveuse ou musculaire dans certains cas.

​

Pourquoi un diagnostic peut-il rester incertain ?

​

Plusieurs limites scientifiques persistent :

​

  • tous les gènes responsables ne sont pas identifiés,

  • certains tests ne détectent pas toutes les anomalies,

  • absence de biomarqueurs spécifiques dans certaines pathologies.

​

Un diagnostic peut rester présumé tout en étant suffisant pour orienter la prise en charge.

​

​​​​

​

5. Prise en charge

​

Existe-t-il des traitements ?

​

Certaines neuropathies périphériques ne disposent pas encore de traitement curatif.

​

La prise en charge repose sur :

​

  • traitements symptomatiques,

  • rééducation adaptée,

  • aides techniques,

  • prévention des complications,

  • thérapies ciblées lorsqu’elles existent.​

​

La participation à des essais cliniques peut être envisagée selon les critères d’inclusion.

​

Quel est le rôle de la rééducation ?

​

La rééducation constitue un pilier central :

​

  • maintien des capacités fonctionnelles,

  • prévention des complications secondaires,

  • amélioration de l’autonomie.

​

Un programme doit être individualisé afin d’éviter la sur-sollicitation.

​

Peut-on pratiquer une activité physique ?

​

Oui, sous supervision adaptée.

Activités généralement recommandées :

​

  • marche douce,

  • vélo à assistance électrique,

  • natation modérée,

  • renforcement musculaire contrôlé.

​

Les sports à chocs ou à forte contrainte doivent être évalués au cas par cas.

​​​​​

​

​

6. Douleur, fatigue et invisibilité

​

Pourquoi la douleur neuropathique est-elle particulière ?

​

La douleur neuropathique résulte d’une dysfonction des nerfs. Elle ne provient pas d’une lésion visible des tissus, mais d’un signal nerveux anormal.

​

Elle peut être ressentie comme :

​

 

  • une sensation brûlante,

  • des décharges électriques,

  • une douleur fulgurante,

  • ou une douleur variable dans le temps

​

 

Les examens d’imagerie peuvent parfois être normaux, malgré une douleur intense, ce qui rend cette forme de douleur particulièrement difficile à reconnaître et à comprendre.

​

La fatigue neurologique est-elle reconnue ?

​

Oui.
Elle peut être disproportionnée par rapport à l’effort et ne disparaît pas avec le repos.

Elle représente un facteur majeur d’incapacité fonctionnelle.

​

Qu’est-ce qu’une maladie neurologique invisible ?

​

Il s’agit d’une pathologie dont les symptômes sont invalidants sans être visibles extérieurement.

​

Conséquences possibles :

​

  • incompréhension sociale,

  • minimisation médicale,

  • difficultés administratives.

​

​​​​

​

7. Impact psychosocial et professionnel

​

Quel est l’impact sur la vie professionnelle ?

​

Conséquences possibles :

​

  • réduction du temps de travail,

  • adaptation du poste,

  • impossibilité de poursuivre certaines professions physiques,

  • fluctuations de performance.

​

En Suisse, des démarches peuvent être entreprises auprès de l’Assurance-invalidité suisse selon les situations individuelles.

​​

​

Une neuropathie périphérique peut-elle affecter la santé psychique ?​

​

Oui, directement ou indirectement :

​

  • douleur chronique,

  • fatigue,

  • isolement,

  • incertitude diagnostique,

  • impact psychologique lié à la maladie chronique

​

Un accompagnement psychologique est recommandé.

​​

​​​

​

8. Rôle de l’association

​

Notre association a pour mission de :

​

  • informer de manière rigoureuse et neutre,

  • orienter vers des spécialistes et centres compétents,

  • soutenir les démarches administratives,

  • favoriser la reconnaissance des maladies invisibles,

  • accompagner les patients et leurs proches.

​

Nous ne posons pas de diagnostic et ne remplaçons pas les structures médicales, mais nous facilitons l’accès à l’information et aux ressources fiables.

Comment obtenir un diagnostic fiable et un accompagnement spécialisé en Suisse ?
bottom of page