
Atlas anatomique des nerfs périphériques
Présentation de l'atlas
Comprendre les nerfs, leur trajet et leurs fonctions
Le système nerveux périphérique joue un rôle essentiel dans notre quotidien. Il nous permet de bouger, de ressentir le toucher, la température et la douleur, mais aussi de percevoir les informations provenant de notre environnement.
Pourtant, les nerfs restent souvent méconnus, alors que leur atteinte peut avoir des conséquences importantes sur la force musculaire, la sensibilité, l’équilibre et l’autonomie.
Cet atlas anatomique a été conçu pour mieux comprendre l’organisation du système nerveux périphérique, découvrir les principaux nerfs du corps humain et identifier leurs fonctions.
À travers des illustrations anatomiques et des explications accessibles, Au-delà des Nerfs souhaite rendre ces connaissances plus compréhensibles pour les personnes concernées par une neuropathie, leurs proches et toute personne souhaitant en apprendre davantage sur le fonctionnement des nerfs.
Cet atlas constitue un support d’information et de sensibilisation. Il ne remplace pas une consultation médicale ni une évaluation neurologique.
LE NERF TRIJUMEAU
DÉFINITION : Le nerf trijumeau est le cinquième nerf crânien. Il constitue le principal nerf sensitif du visage et participe également à la commande des muscles de la mastication.
NAISSANCE : Il prend son origine au niveau du tronc cérébral, principalement dans la région du pont. Il se divise en trois branches principales : ophtalmique, maxillaire et mandibulaire.
TRAJET : Ses trois branches parcourent différentes régions du visage. La branche ophtalmique dessert notamment le front et la région de l’œil, la branche maxillaire la partie moyenne du visage et la branche mandibulaire la région inférieure du visage.
FONCTION : Il transmet les informations sensitives provenant d’une grande partie du visage, notamment le toucher, la douleur et la température. Sa branche mandibulaire commande également plusieurs muscles impliqués dans la mastication.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer des douleurs faciales, des troubles de la sensibilité ou une gêne lors de la mastication. La névralgie du trijumeau se caractérise notamment par des épisodes de douleurs faciales intenses, souvent décrites comme des décharges électriques.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent une compression du nerf, certaines maladies neurologiques, une lésion nerveuse ou, dans certains cas, une cause non identifiée.
EXAMENS : L’évaluation repose sur un examen neurologique. Selon les symptômes, une IRM cérébrale ou d’autres examens peuvent être nécessaires.
À RETENIR : Le nerf trijumeau joue un rôle essentiel dans la sensibilité du visage. Une douleur faciale persistante ou des crises douloureuses répétées nécessitent une évaluation médicale.

Le plexus brachial
DÉFINITION : Le plexus brachial est un réseau de nerfs qui assure la communication entre la moelle épinière et une grande partie du membre supérieur. Il constitue le point de départ de plusieurs nerfs responsables des mouvements et de la sensibilité du bras et de la main.
NAISSANCE : Il est principalement constitué des rameaux antérieurs des nerfs spinaux C5, C6, C7, C8 et T1.
TRAJET : Il se forme dans la région du cou, traverse la région située entre les muscles scalènes, passe sous la clavicule et se prolonge vers l’aisselle. Ses fibres se redistribuent pour former notamment les nerfs médian, ulnaire, radial, axillaire et musculocutané.
FONCTION : Il transmet les commandes motrices nécessaires aux mouvements de l’épaule, du bras, de l’avant-bras et de la main. Il transporte également les informations sensitives provenant de nombreuses régions du membre supérieur.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut entraîner des douleurs dans le cou ou l’épaule, une faiblesse musculaire, des fourmillements, un engourdissement ou une perte de certaines capacités motrices. Les symptômes dépendent des racines et des branches nerveuses concernées.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent les traumatismes de l’épaule ou du cou, les accidents avec étirement du bras, certaines compressions nerveuses et, plus rarement, des processus inflammatoires ou tumoraux.
EXAMENS : L’examen clinique peut être complété par un électroneuromyogramme (ENMG), une IRM ou d’autres examens selon la situation.
À RETENIR : Le plexus brachial est un réseau nerveux majeur du membre supérieur. Une lésion peut affecter simultanément plusieurs fonctions du bras et de la main.

LE NERF SUPRA-SCAPULAIRE
DÉFINITION : Le nerf supra-scapulaire est un nerf moteur et sensitif de l’épaule. Il intervient notamment dans certains mouvements de rotation et d’élévation du bras.
NAISSANCE : Il provient principalement de la racine nerveuse C5, avec une contribution fréquente de C6. Il naît du tronc supérieur du plexus brachial.
TRAJET : Il se dirige vers la région postérieure de l’épaule et passe généralement sous le ligament transverse supérieur de la scapula, au niveau de l’échancrure supra-scapulaire. Il poursuit son trajet vers la région spino-glénoïdienne pour rejoindre les muscles qu’il innerve.
FONCTION : Il commande principalement les muscles supra-épineux et infra-épineux. Il contribue ainsi à l’initiation de l’abduction du bras et à la rotation externe de l’épaule. Il transporte également des informations sensitives provenant de certaines structures articulaires.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer des douleurs profondes de l’épaule, une faiblesse lors de l’élévation ou de la rotation externe du bras et, dans certaines situations, une atrophie des muscles concernés.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent une compression au niveau de l’échancrure supra-scapulaire ou de la région spino-glénoïdienne, certaines lésions traumatiques, des kystes et des mouvements répétés sollicitant l’épaule.
EXAMENS : L’évaluation peut comprendre un examen clinique de l’épaule, un ENMG et une IRM ou une échographie selon la cause suspectée.
À RETENIR : Le nerf supra-scapulaire chemine à proximité de structures osseuses et ligamentaires. Cette proximité est normale, mais certains passages anatomiques peuvent devenir des sites de compression.

LE NERF AXILLAIRE
DÉFINITION : Le nerf axillaire est un nerf du membre supérieur qui commande principalement le muscle deltoïde et participe à la sensibilité d’une partie de l’épaule.
NAISSANCE : Il provient du faisceau postérieur du plexus brachial, avec des fibres issues principalement des racines C5 et C6.
TRAJET : Il traverse la région axillaire, contourne la partie postérieure de l’humérus à proximité de l’articulation de l’épaule, puis se divise en branches motrices et sensitives.
FONCTION : Il commande principalement le muscle deltoïde, indispensable à plusieurs mouvements d’élévation du bras. Il innerve également le muscle petit rond et transmet la sensibilité d’une région située sur la face externe de l’épaule.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer une faiblesse du deltoïde, une difficulté à lever le bras et une diminution de la sensibilité sur la face externe de l’épaule.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent une luxation de l’épaule, une fracture de l’humérus, un traumatisme ou une compression nerveuse.
EXAMENS : L’examen clinique peut être complété par un ENMG et une imagerie de l’épaule si nécessaire.
À RETENIR : Le nerf axillaire est particulièrement important pour la fonction du deltoïde. Une atteinte peut limiter les mouvements d’élévation du bras.

LE NERF MUSCULOCUTANÉ
DÉFINITION : Le nerf musculocutané est un nerf du membre supérieur principalement responsable de la commande de plusieurs muscles situés à l’avant du bras. Il possède également une fonction sensitive.
NAISSANCE : Il provient du faisceau latéral du plexus brachial, avec des fibres issues principalement des racines C5 à C7.
TRAJET : Il traverse la région antérieure du bras et innerve notamment les muscles coraco-brachial, biceps brachial et brachial. Il se poursuit ensuite sous la forme du nerf cutané latéral de l’avant-bras.
FONCTION : Il participe à la flexion du coude et à la supination de l’avant-bras, mouvement qui permet notamment de tourner la paume vers le haut. Sa continuation sensitive transmet les informations provenant d’une partie de la face latérale de l’avant-bras.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut entraîner une diminution de la force de flexion du coude, une faiblesse de la supination et des troubles sensitifs sur la face externe de l’avant-bras.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent certains traumatismes du bras, des compressions nerveuses et, plus rarement, des lésions liées à une intervention chirurgicale.
EXAMENS : Un examen neurologique et, selon les symptômes, un ENMG peuvent contribuer à localiser l’atteinte.
À RETENIR : Le nerf musculocutané contribue aux mouvements du coude et à la sensibilité d’une partie de l’avant-bras.

LE NERF RADIAL
DÉFINITION : Le nerf radial est un nerf majeur du membre supérieur. Il intervient principalement dans l’extension du coude, du poignet et des doigts.
NAISSANCE : Il provient du faisceau postérieur du plexus brachial et contient généralement des fibres issues des racines C5 à T1.
TRAJET : Il descend dans le bras, contourne la face postérieure de l’humérus, rejoint la région du coude puis se divise en branches profonde et superficielle dans l’avant-bras.
FONCTION : Il commande les muscles responsables de l’extension du coude, du poignet et des doigts. Ses branches sensitives transmettent également des informations provenant de certaines régions postérieures du bras et de l’avant-bras ainsi que du dos de la main.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer une faiblesse de l’extension du poignet et des doigts. Dans certaines lésions, le poignet ne peut plus être relevé normalement : ce phénomène est appelé « main tombante ».
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent une fracture de l’humérus, une compression prolongée du bras, un traumatisme ou une compression de certaines branches au niveau de l’avant-bras.
EXAMENS : L’examen clinique peut être complété par un ENMG et une imagerie selon la localisation suspectée.
À RETENIR : Le nerf radial joue un rôle essentiel dans l’extension du poignet et des doigts. Une faiblesse nouvelle de ces mouvements nécessite une évaluation médicale.

LE NERF MÉDIAN
DÉFINITION : Le nerf médian est un nerf mixte du membre supérieur. Il intervient dans plusieurs mouvements de l’avant-bras et de la main, ainsi que dans la sensibilité d’une partie de la main.
NAISSANCE : Il est formé par des contributions des faisceaux latéral et médial du plexus brachial, avec des fibres provenant principalement des racines C6 à T1 et parfois C5.
TRAJET : Il descend dans le bras, traverse la région du coude et l’avant-bras, puis passe dans le canal carpien au niveau du poignet avant de se distribuer dans la main.
FONCTION : Il commande plusieurs muscles impliqués dans la flexion du poignet et des doigts ainsi que certains mouvements du pouce, notamment son opposition. Il transmet la sensibilité du pouce, de l’index, du majeur et d’une partie de l’annulaire, sur la face palmaire et dans certaines régions distales dorsales de ces doigts.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer des fourmillements, des engourdissements, des douleurs dans la main ou une faiblesse de certains mouvements du pouce. Une compression au poignet peut provoquer un syndrome du canal carpien.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent une compression dans le canal carpien, certaines compressions plus haut dans l’avant-bras, des traumatismes ou des lésions nerveuses.
EXAMENS : L’évaluation peut comprendre un examen clinique, un ENMG et, dans certaines situations, une échographie du nerf.
À RETENIR : Le nerf médian contribue à la sensibilité de plusieurs doigts et à la précision des mouvements de la main. Les symptômes dépendent du niveau de l’atteinte.

LE NERF ULNAIRE
DÉFINITION : Le nerf ulnaire, anciennement appelé nerf cubital, est un nerf mixte du membre supérieur. Il participe aux mouvements fins de la main et à la sensibilité du petit doigt et d’une partie de l’annulaire.
NAISSANCE : Il provient du faisceau médial du plexus brachial, avec des fibres issues principalement des racines C8 et T1.
TRAJET : Il descend dans le bras, passe derrière l’épicondyle médial de l’humérus au niveau du coude, traverse l’avant-bras puis rejoint la main par la région du poignet, notamment à travers le canal ulnaire ou canal de Guyon.
FONCTION : Il commande plusieurs muscles de l’avant-bras et de la main, notamment ceux qui participent à l’écartement et au rapprochement des doigts. Il transmet la sensibilité du petit doigt et d’une partie de l’annulaire, ainsi que des régions correspondantes de la main.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer des fourmillements du petit doigt, une diminution de la sensibilité, une perte de force de la main ou des difficultés à effectuer des gestes précis. Dans les formes sévères, certains doigts peuvent adopter une position anormale appelée « griffe ulnaire ».
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent une compression au coude, notamment dans le tunnel cubital, une compression au poignet, un traumatisme ou certaines anomalies anatomiques.
EXAMENS : L’évaluation repose sur l’examen clinique et peut être complétée par un ENMG ou une échographie nerveuse.
À RETENIR : Le nerf ulnaire est particulièrement exposé aux compressions au niveau du coude. Des engourdissements répétés du petit doigt ou une perte de force de la main méritent une évaluation médicale.

LES NERFS INTERCOSTAUX
DÉFINITION : Les nerfs intercostaux sont des nerfs périphériques qui cheminent entre les côtes. Ils assurent principalement la sensibilité de la paroi thoracique et participent à la commande de certains muscles impliqués dans la respiration.
NAISSANCE : Ils proviennent des rameaux antérieurs des nerfs spinaux thoraciques T1 à T11. Le rameau antérieur de T12 est appelé nerf subcostal, car il chemine sous la douzième côte. Le premier nerf thoracique T1 contribue également à la formation du plexus brachial.
TRAJET : Chaque nerf intercostal chemine dans un espace situé entre deux côtes. Il suit principalement le bord inférieur de la côte supérieure, dans le sillon costal, accompagné de l’artère et de la veine intercostales. Il se ramifie progressivement pour desservir les muscles, la peau et certaines structures de la paroi thoracique et abdominale.
FONCTION : Les nerfs intercostaux assurent plusieurs fonctions. Ils transmettent les informations sensitives provenant de la peau du thorax et d’une partie de l’abdomen. Ils commandent également les muscles intercostaux, qui participent aux mouvements de la cage thoracique pendant la respiration. Les nerfs thoraciques inférieurs contribuent aussi à l’innervation de certains muscles de la paroi abdominale.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte d’un nerf intercostal peut provoquer une douleur localisée ou en bande le long d’un espace entre les côtes. La douleur peut être décrite comme une brûlure, une décharge électrique, un élancement ou une sensation de serrement. Des fourmillements, un engourdissement ou une sensibilité excessive au toucher peuvent également apparaître dans la région concernée.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent un traumatisme thoracique, une fracture de côte, une intervention chirurgicale, une compression ou une irritation nerveuse. Le zona peut également provoquer une douleur liée à l’atteinte des structures nerveuses sensitives. Certaines douleurs thoraciques peuvent toutefois provenir des muscles, des articulations, des organes internes ou d’autres structures : elles ne sont pas nécessairement d’origine nerveuse.
EXAMENS : L’évaluation repose sur l’histoire des symptômes et un examen clinique. Selon la situation, le médecin peut demander une imagerie ou des examens complémentaires pour rechercher une fracture, une affection thoracique ou une autre cause. Le diagnostic d’une névralgie intercostale repose sur l’ensemble des éléments cliniques et ne peut pas être confirmé par la seule description de la douleur.
À RETENIR : Les nerfs intercostaux assurent la sensibilité d’une grande partie de la paroi thoracique et participent aux mouvements respiratoires. Une douleur qui suit le trajet d’une côte peut être d’origine nerveuse, mais d’autres causes doivent être envisagées. Une douleur thoracique nouvelle ou intense, particulièrement si elle s’accompagne d’un essoufflement, d’un malaise ou d’une oppression, nécessite une évaluation médicale urgente.

LE PLEXUS LOMBO-SACRÉ
DÉFINITION : Le plexus lombo-sacré est un ensemble de réseaux nerveux qui assurent la communication entre la moelle épinière et le bassin ainsi que les membres inférieurs.
NAISSANCE : Il comprend principalement le plexus lombaire, constitué de contributions des rameaux antérieurs de L1 à L4, et le plexus sacré, formé notamment par des contributions de L4 à S4. L’organisation exacte varie selon les individus.
TRAJET : Le plexus lombaire se situe dans la région postérieure de l’abdomen, au voisinage du muscle psoas. Le plexus sacré se trouve dans le bassin, en avant du muscle piriforme. Ces réseaux donnent naissance à plusieurs nerfs périphériques.
FONCTION : Il assure la transmission des commandes motrices et des informations sensitives destinées aux muscles et aux régions cutanées du bassin et des membres inférieurs. Il contribue notamment à la marche, à la stabilité et aux mouvements de la hanche, du genou et du pied.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer des douleurs du bassin ou des jambes, une faiblesse musculaire, des troubles sensitifs ou une difficulté à marcher. La répartition des symptômes dépend des nerfs et des racines touchés.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent certains traumatismes, des compressions, des hématomes, des processus inflammatoires ou tumoraux et certaines maladies métaboliques.
EXAMENS : L’examen neurologique peut être complété par un ENMG et une imagerie du bassin ou de la région lombaire, selon la situation.
À RETENIR : Le plexus lombo-sacré est à l’origine de plusieurs nerfs majeurs du membre inférieur, notamment les nerfs fémoral, obturateur et sciatique.

LES NERFS GLUTÉAUX SUPÉRIEUR ET INFÉRIEUR
DÉFINITION : Les nerfs glutéaux supérieur et inférieur sont des nerfs moteurs destinés à plusieurs muscles de la région fessière. Ils participent à la stabilité du bassin et aux mouvements de la hanche.
NAISSANCE : Le nerf glutéal supérieur provient principalement des racines L4 à S1. Le nerf glutéal inférieur provient principalement des racines L5 à S2. Tous deux naissent du plexus sacré.
TRAJET : Les deux nerfs quittent le bassin par la grande échancrure sciatique. Le nerf glutéal supérieur passe généralement au-dessus du muscle piriforme, tandis que le nerf glutéal inférieur passe en dessous.
FONCTION : Le nerf glutéal supérieur commande notamment les muscles moyen et petit fessiers ainsi que le tenseur du fascia lata. Il participe à l’abduction de la hanche et à la stabilisation du bassin pendant la marche. Le nerf glutéal inférieur commande principalement le grand fessier, essentiel à l’extension de la hanche.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte du nerf glutéal supérieur peut entraîner une faiblesse lors de l’appui sur une jambe et une inclinaison du bassin pendant la marche. Une atteinte du nerf glutéal inférieur peut diminuer la force nécessaire pour se relever d’une chaise, monter des escaliers ou réaliser une extension puissante de la hanche.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent certains traumatismes, des interventions chirurgicales dans la région pelvienne ou fessière et des compressions nerveuses.
EXAMENS : L’examen clinique évalue notamment la force des muscles fessiers et la stabilité du bassin. Un ENMG ou une imagerie peuvent être indiqués selon les symptômes.
À RETENIR : Ces deux nerfs contribuent à la stabilité du bassin et aux mouvements de la hanche, mais ils innervent des muscles différents.

LE NERF FÉMORAL, OU NERF CRURAL
DÉFINITION : Le nerf fémoral est un nerf majeur du membre inférieur. Il intervient principalement dans l’extension du genou et contribue à la flexion de la hanche.
NAISSANCE : Il provient du plexus lombaire, avec des fibres issues principalement des racines L2, L3 et L4.
TRAJET : Il traverse la région lombaire, descend dans le bassin et passe sous le ligament inguinal pour rejoindre la partie antérieure de la cuisse. Il se divise ensuite en branches motrices et sensitives.
FONCTION : Il commande notamment le quadriceps, qui permet d’étendre le genou. Il participe également à la flexion de la hanche par certaines de ses branches. Sa branche sensitive appelée nerf saphène transmet les informations provenant d’une partie de la face interne de la jambe.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer une faiblesse pour tendre le genou, une difficulté à monter les escaliers ou une instabilité du genou. Des douleurs, des fourmillements ou une diminution de la sensibilité peuvent apparaître dans la partie antérieure de la cuisse ou la face interne de la jambe.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent certaines compressions dans le bassin, des hématomes, des interventions chirurgicales, des traumatismes ou des atteintes liées à certaines maladies métaboliques.
EXAMENS : L’examen clinique peut être complété par un ENMG et une imagerie du bassin ou de la région lombaire selon la cause suspectée.
À RETENIR : Le nerf fémoral est essentiel à l’extension du genou. Une faiblesse importante ou récente peut compromettre la marche et nécessite une évaluation médicale.

LE NERF OBTURATEUR
DÉFINITION : Le nerf obturateur est un nerf du membre inférieur qui commande plusieurs muscles responsables du rapprochement des cuisses.
NAISSANCE : Il provient du plexus lombaire, avec des fibres issues principalement des racines L2, L3 et L4.
TRAJET : Il descend dans le bassin, rejoint la région du foramen obturé et se divise en branches qui cheminent dans la partie interne de la cuisse.
FONCTION : Il commande plusieurs muscles adducteurs de la cuisse, qui permettent de rapprocher les jambes. Il transmet également une partie de la sensibilité de la région interne de la cuisse.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut entraîner une faiblesse lors du rapprochement des cuisses, une gêne à la marche et parfois des douleurs ou des troubles sensitifs sur la face interne de la cuisse.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent certaines interventions chirurgicales pelviennes, des traumatismes, des compressions dans le bassin ou des lésions nerveuses.
EXAMENS : L’évaluation comprend un examen clinique de la force des muscles adducteurs. Un ENMG ou une imagerie peuvent être indiqués selon le contexte.
À RETENIR : Le nerf obturateur joue un rôle important dans l’adduction de la cuisse. Une atteinte peut perturber certains mouvements de la hanche et la stabilité du membre inférieur.

LE NERF CUTANÉ LATÉRAL DE LA CUISSE
DÉFINITION : Le nerf cutané latéral de la cuisse est un nerf exclusivement sensitif. Il transmet les sensations provenant principalement de la face externe de la cuisse.
NAISSANCE : Il provient du plexus lombaire, avec des fibres issues principalement des racines L2 et L3.
TRAJET : Il traverse la région du bassin et passe généralement à proximité de l’épine iliaque antéro-supérieure et sous le ligament inguinal, avant de se distribuer dans la peau de la cuisse.
FONCTION : Il assure la sensibilité cutanée d’une partie de la face antérieure et latérale de la cuisse. Il ne commande pas directement les muscles.
SIGNES D’ATTEINTE : Une compression peut provoquer des brûlures, des fourmillements, un engourdissement ou des douleurs sur la face externe de la cuisse. Cette affection est appelée méralgie paresthésique.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent une compression sous le ligament inguinal, le port de vêtements ou de ceintures serrés, certains facteurs anatomiques et des interventions chirurgicales dans la région du bassin.
EXAMENS : Le diagnostic repose principalement sur l’examen clinique. Des examens complémentaires peuvent être nécessaires lorsque les symptômes sont atypiques ou qu’une autre cause est suspectée.
À RETENIR : Ce nerf est uniquement sensitif. Une atteinte peut provoquer des douleurs ou des troubles de la sensibilité sans entraîner directement de perte de force musculaire.

LE NERF SCIATIQUE
DÉFINITION : Le nerf sciatique est le nerf le plus volumineux du corps humain. Il assure une partie importante de la commande motrice et de la sensibilité du membre inférieur, principalement par l’intermédiaire de ses branches.
NAISSANCE : Il provient du plexus sacré, avec des fibres issues des racines L4, L5, S1, S2 et S3.
TRAJET : Il quitte généralement le bassin sous le muscle piriforme, traverse la région fessière et descend à l’arrière de la cuisse. Il se divise habituellement en nerf tibial et nerf fibulaire commun, souvent au voisinage du genou, mais parfois plus haut.
FONCTION : Il participe à la commande motrice des muscles de la cuisse et, par ses branches, de nombreux muscles de la jambe et du pied. Il contribue également à la transmission des informations sensitives provenant d’une grande partie du membre inférieur.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte du nerf lui-même peut provoquer des douleurs, des troubles sensitifs ou une faiblesse musculaire. Une douleur irradiant du bas du dos vers la jambe peut aussi provenir d’une irritation d’une racine nerveuse lombaire ou sacrée : il ne s’agit pas nécessairement d’une lésion du nerf sciatique.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent certains traumatismes, des compressions nerveuses, des lésions après une intervention ou des atteintes du plexus sacré. Les douleurs dites sciatiques sont fréquemment liées à une atteinte des racines nerveuses lombaires.
EXAMENS : L’évaluation peut comprendre un examen neurologique, un ENMG et une imagerie lombaire ou pelvienne selon les symptômes et la cause suspectée.
À RETENIR : Le nerf sciatique est essentiel au fonctionnement du membre inférieur. La localisation précise de l’atteinte est importante pour distinguer une lésion du nerf lui-même d’une atteinte des racines nerveuses.

LE NERF TIBIAL
DÉFINITION : Le nerf tibial est l’une des deux principales branches terminales du nerf sciatique. Il participe aux mouvements du mollet et du pied ainsi qu’à la sensibilité de la plante du pied.
NAISSANCE : Il provient de la division du nerf sciatique et contient des fibres issues principalement des racines L4 à S3.
TRAJET : Il descend à l’arrière de la jambe, traverse la région du mollet et passe derrière la malléole interne. Il se divise ensuite en branches plantaires médiale et latérale destinées notamment à la plante du pied.
FONCTION : Il commande plusieurs muscles responsables de la flexion plantaire, qui permet de pointer le pied vers le bas, et participe à la flexion des orteils. Par ses branches, il transmet également la sensibilité de la plante du pied.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer des douleurs, des fourmillements, une diminution de la sensibilité plantaire ou une faiblesse lors de la poussée du pied. Une compression dans le tunnel tarsien peut entraîner des symptômes sensitifs au niveau du pied.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent certains traumatismes, des compressions dans la jambe ou la cheville, des lésions nerveuses et certaines neuropathies généralisées.
EXAMENS : L’examen clinique peut être complété par un ENMG et, selon la situation, une échographie ou une IRM.
À RETENIR : Le nerf tibial joue un rôle important dans la propulsion du pied et la sensibilité plantaire. Une atteinte peut affecter la marche et le confort à l’appui.

LE NERF FIBULAIRE COMMUN, OU PÉRONIER COMMUN
DÉFINITION : Le nerf fibulaire commun, également appelé nerf péronier commun, est une branche terminale du nerf sciatique. Il participe principalement à la commande des mouvements qui permettent de relever le pied et d’orienter sa face plantaire vers l’extérieur.
NAISSANCE : Il provient de la division du nerf sciatique et contient des fibres issues principalement des racines L4 à S2.
TRAJET : Il suit la partie externe de la région poplitée, contourne la tête et le col de la fibula, puis se divise en nerfs fibulaires superficiel et profond.
FONCTION : Par ses branches, il participe au relèvement du pied, à l’extension des orteils et à l’éversion du pied. Il contribue également à la sensibilité d’une partie de la jambe et du dos du pied.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut entraîner une faiblesse pour relever le pied, une difficulté à marcher sur les talons ou un « pied tombant ». Des fourmillements ou une diminution de la sensibilité peuvent apparaître sur la face externe de la jambe et le dos du pied.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent une compression près de la tête de la fibula, un traumatisme du genou, certaines positions prolongées exerçant une pression sur la région ou une lésion nerveuse plus étendue.
EXAMENS : L’évaluation repose sur un examen neurologique et peut être complétée par un ENMG ou une imagerie selon la cause suspectée.
À RETENIR : Le nerf fibulaire commun est particulièrement exposé aux compressions près du genou. Une difficulté nouvelle à relever le pied doit être évaluée médicalement.

LE NERF FIBULAIRE PROFOND
DÉFINITION : Le nerf fibulaire profond est une branche du nerf fibulaire commun. Il participe principalement à la commande des muscles qui relèvent le pied et étendent les orteils.
NAISSANCE : Il provient de la division du nerf fibulaire commun et contient des fibres issues principalement des racines L4 à S1.
TRAJET : Il traverse la loge antérieure de la jambe, accompagne les vaisseaux tibiaux antérieurs et se prolonge jusqu’au dos du pied, où il donne des branches motrices et sensitives.
FONCTION : Il commande les muscles responsables de la dorsiflexion du pied et de l’extension des orteils. Il transmet également la sensibilité d’une petite zone située sur le dos du pied, notamment dans l’espace entre le premier et le deuxième orteil.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut entraîner une faiblesse du relèvement du pied ou de l’extension des orteils. Des douleurs ou des troubles sensitifs peuvent apparaître dans son territoire, notamment sur le dos du pied.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent des traumatismes, des compressions dans la jambe ou sur le dos du pied et des lésions du nerf fibulaire commun dont il est issu.
EXAMENS : L’examen clinique évalue notamment la force de dorsiflexion et d’extension des orteils. Un ENMG ou une imagerie peuvent être indiqués pour localiser l’atteinte.
À RETENIR : Le nerf fibulaire profond contribue au relèvement du pied. Son atteinte doit être distinguée de celle du nerf fibulaire superficiel, qui intervient notamment dans l’éversion du pied et la sensibilité de sa face dorsale.

LE NERF SURAL
DÉFINITION : Le nerf sural est un nerf principalement sensitif du membre inférieur. Il transmet les informations provenant d’une partie de la région postéro-latérale de la jambe et du bord externe du pied.
NAISSANCE : Il se forme généralement par la réunion de branches issues du nerf cutané sural médial, provenant du nerf tibial, et du rameau communicant fibulaire, lorsqu’il est présent. Son anatomie présente des variations individuelles.
TRAJET : Il descend dans la partie postérieure et externe de la jambe, passe à proximité de la région de la cheville et se prolonge vers le bord latéral du pied.
FONCTION : Il transmet principalement la sensibilité cutanée d’une partie de la face postéro-latérale de la jambe, de la région latérale de la cheville et du bord externe du pied. Il ne commande pas directement les muscles.
SIGNES D’ATTEINTE : Une atteinte peut provoquer des douleurs, des brûlures, des fourmillements, un engourdissement ou une diminution de la sensibilité dans son territoire.
RISQUES ET CAUSES : Les causes possibles comprennent certains traumatismes, des compressions locales, des lésions liées à une intervention chirurgicale ou une neuropathie plus généralisée.
EXAMENS : L’examen clinique peut être complété par un ENMG. L’étude de la réponse sensitive du nerf sural est fréquemment utilisée dans l’évaluation électrophysiologique des neuropathies périphériques.
À RETENIR : Le nerf sural est principalement sensitif. Son étude peut contribuer à l’évaluation de certaines neuropathies périphériques, mais les résultats doivent toujours être interprétés dans leur contexte clinique.

