
Polyneuropathies périphériques chroniques
Polyneuropathies périphériques chroniques
Les polyneuropathies périphériques chroniques sont des atteintes du système nerveux périphérique qui touchent plusieurs nerfs et évoluent sur une période prolongée.
Elles peuvent affecter les fibres nerveuses sensitives, responsables de la transmission des sensations, les fibres motrices, qui commandent les muscles, ou les fibres autonomes, qui participent à la régulation de certaines fonctions involontaires de l’organisme.
Selon le type de fibres atteintes et l’étendue des lésions, les manifestations peuvent comprendre des fourmillements, des engourdissements, des douleurs neuropathiques, une diminution de la force musculaire, des troubles de l’équilibre ou des difficultés à marcher.
Certaines polyneuropathies commencent principalement au niveau des pieds et progressent vers les jambes, puis parfois vers les mains. D’autres présentent une répartition différente, avec une atteinte asymétrique ou multifocale.
Le terme « polyneuropathie » désigne une atteinte de plusieurs nerfs périphériques. Le terme « chronique » indique que la maladie s’inscrit dans la durée. Il ne précise pas, à lui seul, la cause de la neuropathie ni la manière dont elle évoluera.
Les polyneuropathies chroniques regroupent donc des maladies différentes, dont les mécanismes, les manifestations et les possibilités de traitement peuvent varier considérablement.
Que sont les polyneuropathies périphériques chroniques ?
Le système nerveux périphérique comprend les nerfs qui relient le cerveau et la moelle épinière aux muscles, à la peau et aux organes.
Ces nerfs transmettent les informations nécessaires aux mouvements, à la sensibilité et au fonctionnement de certaines fonctions automatiques du corps.
Une polyneuropathie apparaît lorsque plusieurs nerfs périphériques sont atteints.
Lorsque cette atteinte persiste ou évolue sur une période prolongée, on parle de polyneuropathie chronique.
Les conséquences dépendent notamment des fibres nerveuses concernées, de la répartition des lésions et de leur évolution.
Les fibres nerveuses sensitives
Les fibres sensitives transmettent au système nerveux central les informations provenant de la peau, des muscles et des articulations.
Elles permettent notamment de percevoir le toucher, la douleur, la température, les vibrations et la position des différentes parties du corps.
Lorsque ces fibres sont atteintes, les symptômes peuvent comprendre :
-
Des fourmillements.
-
Des picotements.
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Des engourdissements.
-
Des sensations de brûlure.
-
Des décharges électriques.
-
Une diminution de la sensibilité.
-
Une perception anormale du chaud et du froid.
-
Des troubles de la sensibilité vibratoire.
-
Une diminution de la perception de la position des pieds ou des mains.
Ces manifestations peuvent perturber les gestes quotidiens et, lorsque la sensibilité profonde est touchée, compromettre l’équilibre.
Les fibres nerveuses motrices
Les fibres motrices transmettent les commandes nerveuses aux muscles et permettent les mouvements volontaires.
Une atteinte de ces fibres peut provoquer une diminution de la force musculaire.
Les conséquences peuvent notamment comprendre :
-
Des difficultés à relever les pieds.
-
Une diminution de la force dans les mains.
-
Une perte de force dans les jambes.
-
Des difficultés à monter les escaliers.
-
Des difficultés à se lever d’une chaise.
-
Une diminution de la force de préhension.
-
Une perte de dextérité.
-
Des crampes musculaires.
-
Des fasciculations, correspondant à de petites contractions involontaires de certains muscles.
-
Une fonte musculaire dans certaines formes évoluées.
La faiblesse peut être discrète au début, puis devenir plus importante lorsque l’atteinte nerveuse progresse.
Les fibres nerveuses autonomes
Certaines fibres nerveuses participent au fonctionnement du système nerveux autonome, également appelé système nerveux végétatif.
Ce système régule automatiquement différentes fonctions de l’organisme.
Lorsqu’il est touché par une polyneuropathie, des manifestations autonomes peuvent apparaître.
Elles peuvent notamment concerner :
-
La transpiration.
-
La régulation de la température corporelle.
-
La pression artérielle.
-
La fréquence cardiaque.
-
Certaines fonctions digestives.
-
Certaines fonctions urinaires.
-
Certaines fonctions sexuelles.
Ces manifestations ne sont pas présentes dans toutes les polyneuropathies. Leur importance dépend du type de fibres atteintes et de la maladie sous-jacente.
Les principaux symptômes
Les symptômes des polyneuropathies périphériques chroniques varient selon la cause, la localisation des lésions et les fibres nerveuses touchées.
Certaines personnes présentent principalement des troubles sensitifs. D’autres souffrent surtout d’une faiblesse musculaire. Une association de manifestations sensitives et motrices est également fréquente.
Les symptômes peuvent apparaître progressivement et évoluer sur plusieurs mois ou plusieurs années.
Ils peuvent notamment comprendre :
-
Fourmillements dans les pieds ou les mains.
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Engourdissements persistants.
-
Sensations de brûlure.
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Décharges électriques.
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Douleurs neuropathiques.
-
Hypersensibilité au toucher.
-
Diminution de la sensibilité.
-
Troubles de la perception du chaud et du froid.
-
Diminution de la sensibilité vibratoire.
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Difficultés à percevoir la position des membres.
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Faiblesse musculaire.
-
Diminution de la force de préhension.
-
Difficultés à effectuer des gestes précis.
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Difficultés à marcher.
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Instabilité à la marche.
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Troubles de l’équilibre.
-
Chutes répétées.
-
Difficultés à relever les pieds.
-
Crampes musculaires.
-
Fatigabilité liée aux efforts nécessaires pour se déplacer ou effectuer certaines activités.
-
Diminution de l’autonomie dans les activités quotidiennes.
Tous ces symptômes ne sont pas présents chez chaque personne.
Leur intensité peut varier considérablement d’une polyneuropathie à l’autre.
Lorsque les troubles sensitifs prédominent
Les polyneuropathies à prédominance sensitive affectent principalement les fibres responsables de la transmission des sensations.
La personne peut ressentir des fourmillements, des picotements, des brûlures ou des engourdissements.
Certaines personnes décrivent une sensation de marcher sur du coton, de porter des chaussettes épaisses ou de ne plus sentir correctement le sol sous leurs pieds.
Une diminution de la sensibilité peut également rendre plus difficile la détection de petites blessures ou de changements de température.
Lorsque la sensibilité profonde est atteinte, la perception de la position des pieds peut devenir moins précise.
La personne peut alors éprouver des difficultés à marcher dans l’obscurité, sur un terrain irrégulier ou sans regarder ses pieds.
Lorsque la faiblesse musculaire prédomine
Les polyneuropathies à prédominance motrice peuvent entraîner une diminution progressive de la force musculaire.
Les pieds et les jambes peuvent être touchés, mais certaines formes affectent également les mains ou d’autres groupes musculaires.
La personne peut rencontrer des difficultés à :
-
Marcher sur de longues distances.
-
Monter ou descendre des escaliers.
-
Se relever d’une position assise.
-
Marcher sur les talons.
-
Maintenir certains objets.
-
Ouvrir des récipients.
-
Boutonner des vêtements.
-
Effectuer des gestes nécessitant de la précision.
Lorsque les muscles releveurs du pied sont affaiblis, le pied peut accrocher le sol pendant la marche. Ce phénomène augmente le risque de trébuchement et de chute.
Dans certaines formes chroniques, une diminution du volume musculaire peut apparaître lorsque les muscles ne reçoivent plus correctement les signaux nerveux.
Lorsque les douleurs neuropathiques sont présentes
Les douleurs neuropathiques sont liées à une atteinte ou à un dysfonctionnement du système nerveux.
Elles peuvent être ressenties comme :
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Des brûlures.
-
Des décharges électriques.
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Des élancements.
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Des douleurs lancinantes.
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Des picotements douloureux.
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Des sensations de froid ou de chaleur anormales.
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Une hypersensibilité de la peau.
-
Des douleurs provoquées par un contact normalement indolore.
Les douleurs peuvent être permanentes ou survenir par épisodes.
Elles peuvent perturber le sommeil, limiter les déplacements et compliquer les activités quotidiennes.
Toutes les polyneuropathies ne sont cependant pas douloureuses.
Certaines se manifestent principalement par des engourdissements, une perte de sensibilité ou une faiblesse musculaire.
Lorsque l’équilibre est perturbé
Les nerfs sensitifs transmettent au cerveau des informations essentielles sur la position des membres et les mouvements du corps.
Lorsque ces informations deviennent insuffisantes, la coordination de la marche peut être perturbée.
La personne peut éprouver une sensation d’instabilité, avoir besoin de regarder ses pieds pour se déplacer ou rencontrer davantage de difficultés sur un sol irrégulier.
Ces troubles peuvent augmenter le risque de chute et conduire à une réduction des déplacements.
Une évaluation de l’équilibre et de la marche permet de déterminer les adaptations et les aides techniques éventuellement nécessaires.
Lorsque les fonctions autonomes sont atteintes
Certaines polyneuropathies peuvent affecter les fibres du système nerveux autonome.
Les manifestations dépendent des fonctions concernées.
Elles peuvent notamment comprendre :
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Une transpiration excessive ou insuffisante.
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Des difficultés à supporter la chaleur.
-
Des vertiges au passage à la position debout.
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Des variations de la pression artérielle.
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Des palpitations.
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Des troubles de la motricité digestive.
-
Des troubles urinaires.
-
Des troubles sexuels.
Ces symptômes ont de nombreuses causes possibles. Leur présence ne suffit donc pas à établir le diagnostic d’une polyneuropathie.
Une évaluation médicale permet de déterminer si une atteinte autonome est probable et d’en rechercher l’origine.
Les différentes formes de polyneuropathies chroniques
Les polyneuropathies chroniques ne constituent pas une maladie unique.
Elles peuvent être classées selon leur cause, les fibres nerveuses atteintes, le mécanisme des lésions ou leur répartition dans l’organisme.
Certaines sont héréditaires, d’autres acquises. Certaines sont associées à une maladie inflammatoire ou métabolique, tandis que d’autres restent sans cause identifiée malgré les investigations.
Les polyneuropathies héréditaires
Les polyneuropathies héréditaires sont liées à des anomalies génétiques qui affectent le fonctionnement ou la structure des nerfs périphériques.
Elles peuvent se manifester pendant l’enfance, l’adolescence ou à l’âge adulte.
Certaines évoluent lentement, tandis que d’autres présentent des manifestations plus complexes.
Parmi les maladies concernées figurent notamment :
-
Les neuropathies héréditaires motrices et sensitives, dont certaines formes de maladie de Charcot-Marie-Tooth.
-
La neuropathie héréditaire avec hypersensibilité à la pression (HNPP).
-
Certaines neuropathies héréditaires sensitives et autonomes.
-
Certaines neuropathies héréditaires associées à des anomalies métaboliques ou à d’autres maladies génétiques.
Les manifestations dépendent du gène concerné et de la forme de la maladie.
Elles peuvent comprendre une faiblesse musculaire distale, des troubles de la sensibilité, une déformation des pieds, des difficultés à marcher ou des épisodes de compression nerveuse dans certaines formes.
Le diagnostic peut nécessiter une évaluation neurologique, un ENMG et, lorsque cela est indiqué, une analyse génétique.
Nature : maladies neurologiques liées à une anomalie génétique.
Les polyneuropathies inflammatoires ou dysimmunitaires
Certaines polyneuropathies sont associées à une réaction inflammatoire ou à un dysfonctionnement du système immunitaire.
Dans ces maladies, des mécanismes immunitaires peuvent affecter les fibres nerveuses, leur enveloppe de myéline ou d’autres structures du système nerveux périphérique.
Parmi les principales formes figurent notamment :
-
La polyradiculoneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC).
-
Certaines variantes de la PIDC.
-
Certaines neuropathies associées à des vascularites.
-
D’autres neuropathies périphériques à médiation immunitaire.
La PIDC peut notamment provoquer une faiblesse musculaire progressive, des troubles sensitifs et une diminution des réflexes.
Certaines formes évoluent progressivement, tandis que d’autres présentent des rechutes.
Le diagnostic repose sur l’examen neurologique, l’ENMG et, selon la situation, des examens complémentaires.
Des traitements spécifiques, tels que les immunoglobulines, les corticoïdes ou les échanges plasmatiques, peuvent être proposés selon la maladie.
Nature : neuropathies associées à des mécanismes inflammatoires ou immunitaires.
Les polyneuropathies à prédominance axonale
Les polyneuropathies axonales sont caractérisées par une atteinte prédominante des axones, les prolongements des cellules nerveuses qui transmettent les signaux électriques.
Cette atteinte peut perturber la transmission des informations sensitives ou motrices.
Les manifestations dépendent des nerfs touchés et de l’importance des lésions.
Une atteinte axonale peut être observée dans différentes polyneuropathies, notamment certaines formes héréditaires ou acquises.
Elle ne correspond donc pas à une maladie unique et ne permet pas, à elle seule, d’identifier la cause de la neuropathie.
Lorsque les axones subissent des lésions importantes, la récupération peut être lente, car leur régénération et la récupération fonctionnelle nécessitent du temps.
Le diagnostic repose notamment sur l’examen clinique et les résultats de l’ENMG.
Nature : mécanisme de lésion nerveuse pouvant être présent dans plusieurs maladies.
Les polyneuropathies démyélinisantes
La myéline est une enveloppe qui entoure certaines fibres nerveuses et facilite la transmission rapide des signaux électriques.
Dans une polyneuropathie démyélinisante, cette enveloppe est altérée.
La conduction nerveuse peut alors être ralentie ou interrompue à certains endroits.
Certaines polyneuropathies démyélinisantes sont d’origine inflammatoire ou immunitaire. D’autres peuvent être liées à des causes héréditaires.
Les manifestations peuvent comprendre une faiblesse musculaire, des troubles sensitifs, une diminution des réflexes et des difficultés à marcher.
L’ENMG permet de rechercher des anomalies compatibles avec une atteinte démyélinisante.
La distinction entre une forme héréditaire et une forme acquise est importante, car elle influence les investigations et la prise en charge.
Nature : mécanisme d’atteinte nerveuse pouvant avoir différentes origines.
Les polyneuropathies des petites fibres
Les neuropathies des petites fibres touchent principalement les fibres nerveuses impliquées dans la transmission de la douleur, de la température et dans certaines fonctions autonomes.
Elles peuvent provoquer des brûlures, des décharges électriques, des picotements ou des troubles de la régulation de certaines fonctions automatiques.
Elles peuvent rester limitées aux petites fibres ou s’intégrer dans une neuropathie plus étendue.
L’ENMG conventionnel peut rester normal lorsque les grosses fibres nerveuses sont préservées.
Le diagnostic peut nécessiter des examens spécialisés, notamment une biopsie cutanée ou des tests fonctionnels adaptés.
Les causes possibles sont diverses, et certaines formes restent sans cause identifiée.
Pour plus d’informations, consulter notre page consacrée aux neuropathies des petites fibres.
Nature : atteinte prédominante des petites fibres nerveuses sensitives et parfois autonomes.
Les polyneuropathies associées à des maladies métaboliques
Certaines maladies métaboliques peuvent entraîner une atteinte de plusieurs nerfs périphériques.
Le diabète constitue une cause fréquente de polyneuropathie, mais il n’est pas la seule.
Selon le contexte clinique, d’autres anomalies métaboliques ou nutritionnelles peuvent être recherchées, notamment certains déficits vitaminiques ou des troubles de la fonction rénale.
Les manifestations dépendent de la cause et de l’étendue de l’atteinte nerveuse.
Le bilan médical vise à identifier les anomalies susceptibles d’expliquer les symptômes et à déterminer si une prise en charge spécifique est nécessaire.
Nature : polyneuropathies associées à des maladies métaboliques ou à des déséquilibres biologiques.
Les polyneuropathies toxiques ou médicamenteuses
Certaines substances toxiques et certains médicaments peuvent provoquer une atteinte des nerfs périphériques.
Le risque dépend notamment de la substance concernée, de la dose, de la durée d’exposition et des caractéristiques individuelles.
Les manifestations peuvent être sensitives, motrices ou mixtes.
L’évaluation médicale repose notamment sur l’analyse des traitements, des expositions possibles et de la chronologie des symptômes.
Lorsqu’une origine toxique ou médicamenteuse est suspectée, la conduite à tenir doit être déterminée avec le médecin. Un traitement prescrit ne doit pas être interrompu sans avis médical.
Nature : polyneuropathies acquises associées à certaines expositions ou à certains médicaments.
Les polyneuropathies associées à des maladies systémiques
Certaines maladies qui touchent plusieurs organes peuvent également affecter les nerfs périphériques.
Il peut notamment s’agir de certaines maladies auto-immunes, inflammatoires, infectieuses ou hématologiques.
Dans ces situations, la neuropathie peut constituer l’une des manifestations d’une maladie plus générale.
Les symptômes et leur évolution dépendent de la maladie sous-jacente et du type d’atteinte nerveuse.
Le diagnostic peut nécessiter un bilan spécialisé afin d’identifier la cause et de déterminer si un traitement ciblant la maladie sous-jacente est indiqué.
Nature : neuropathies associées à une maladie systémique.
Les polyneuropathies idiopathiques
Dans certaines situations, aucune cause précise n’est identifiée malgré un bilan médical adapté.
On parle alors de polyneuropathie idiopathique.
Ce terme signifie que l’origine de l’atteinte n’a pas été déterminée avec les examens et les connaissances disponibles.
Il ne signifie pas que les symptômes sont imaginaires ou que l’atteinte nerveuse n’existe pas.
Une polyneuropathie peut être documentée cliniquement et par des examens alors même que sa cause reste inconnue.
Selon l’évolution et l’apparition éventuelle de nouveaux symptômes, des investigations complémentaires peuvent parfois être envisagées.
Nature : polyneuropathies dont la cause reste indéterminée.
Pourquoi une polyneuropathie peut-elle devenir chronique ?
Une polyneuropathie peut persister lorsque les nerfs ne récupèrent pas complètement, lorsque la cause continue d’agir ou lorsque la maladie sous-jacente évolue dans le temps.
Les mécanismes sont différents selon les maladies.
Dans certaines formes héréditaires, l’anomalie génétique affecte durablement le fonctionnement des nerfs.
Dans certaines formes inflammatoires, l’activité immunitaire peut entraîner des lésions répétées ou persistantes.
Dans d’autres situations, une atteinte axonale importante peut laisser des déficits durables malgré la prise en charge de la cause initiale.
Il arrive également qu’une polyneuropathie reste stable pendant de longues périodes.
Le caractère chronique ne signifie donc pas nécessairement que la maladie progresse continuellement.
Certaines polyneuropathies évoluent lentement, d’autres présentent des périodes d’aggravation et de stabilisation, et certaines peuvent rester relativement stables.
L’évolution dépend du diagnostic précis, de l’étendue des lésions et des possibilités de traitement.
Comment diagnostique-t-on une polyneuropathie périphérique chronique ?
Le diagnostic repose sur l’association de l’examen clinique, de l’analyse de l’évolution des symptômes et d’examens complémentaires adaptés.
L’objectif est de confirmer l’existence d’une atteinte des nerfs périphériques, d’en déterminer les caractéristiques et, lorsque cela est possible, d’en identifier la cause.
L’examen neurologique
Le neurologue évalue notamment :
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La force musculaire.
-
La sensibilité.
-
Les réflexes tendineux.
-
La coordination des mouvements.
-
L’équilibre.
-
La marche.
-
La présence éventuelle d’une fonte musculaire.
-
La répartition des symptômes.
-
L’évolution des troubles dans le temps.
Ces éléments permettent d’orienter les investigations.
Une atteinte symétrique des pieds et des jambes, une faiblesse motrice prédominante ou des déficits touchant plusieurs nerfs de manière asymétrique peuvent orienter vers des mécanismes différents.
L’électroneuromyogramme (ENMG)
L’électroneuromyogramme est un examen essentiel dans l’exploration de nombreuses polyneuropathies périphériques.
Il permet d’étudier la transmission des signaux électriques dans les nerfs et, dans certaines conditions, l’activité électrique des muscles.
Il peut contribuer à déterminer :
-
Si plusieurs nerfs périphériques sont atteints.
-
Si l’atteinte est principalement sensitive, motrice ou mixte.
-
Si les anomalies évoquent une atteinte axonale ou démyélinisante.
-
Si certains nerfs présentent des anomalies particulières de conduction.
-
Si la répartition des lésions est compatible avec certaines maladies.
L’ENMG ne permet toutefois pas d’identifier toutes les causes possibles d’une polyneuropathie.
Il doit être interprété en fonction de l’examen clinique et des autres résultats.
Dans certaines neuropathies touchant principalement les petites fibres, l’ENMG conventionnel peut rester normal.
Les analyses sanguines
Les analyses sanguines contribuent à rechercher une cause éventuelle.
Selon la situation, le bilan peut comprendre :
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Une évaluation de la glycémie.
-
Une analyse de la fonction rénale.
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Une analyse de la fonction hépatique.
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Un bilan vitaminique ciblé.
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Une numération sanguine.
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Une évaluation de certaines anomalies des protéines sanguines.
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Des examens immunologiques.
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La recherche de certaines infections.
-
Des examens orientés vers une maladie inflammatoire ou systémique.
Les analyses nécessaires dépendent du tableau clinique, des antécédents et des résultats des premières investigations.
Il n’est pas nécessaire de réaliser systématiquement tous les examens possibles chez chaque patient.
La ponction lombaire
La ponction lombaire permet d’analyser le liquide cérébrospinal.
Elle peut être utile lorsqu’une neuropathie inflammatoire est suspectée, notamment dans certaines formes de PIDC.
L’analyse peut notamment mettre en évidence une augmentation des protéines dans le liquide.
Ce résultat doit être interprété dans le contexte clinique : il ne suffit pas, à lui seul, à établir un diagnostic.
La ponction lombaire n’est pas nécessaire dans toutes les polyneuropathies chroniques.
Les examens génétiques
Lorsqu’une forme héréditaire est suspectée, des analyses génétiques peuvent être proposées.
Elles peuvent être particulièrement utiles en présence d’antécédents familiaux, de signes cliniques évocateurs ou d’anomalies spécifiques à l’ENMG.
Le choix des analyses dépend de la maladie envisagée et des résultats de l’évaluation neurologique.
Un conseil génétique peut être pertinent lorsque le diagnostic a des conséquences pour les membres de la famille.
Les autres examens complémentaires
Selon les symptômes et les hypothèses diagnostiques, d’autres examens peuvent être nécessaires.
Ils peuvent comprendre :
-
Une IRM dans certaines situations.
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Une échographie nerveuse.
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Une biopsie cutanée pour certaines atteintes des petites fibres.
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Des tests fonctionnels du système nerveux autonome.
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Une biopsie nerveuse dans des situations particulières.
-
Des examens spécialisés à la recherche d’une maladie sous-jacente.
Ces examens ne sont pas systématiques. Ils sont choisis en fonction des informations nécessaires au diagnostic.
Pourquoi le diagnostic peut-il être complexe ?
Les polyneuropathies périphériques chroniques regroupent des maladies dont les symptômes peuvent se ressembler.
Des fourmillements, une faiblesse musculaire ou des difficultés à marcher peuvent avoir plusieurs origines.
Le diagnostic peut être compliqué par différents facteurs :
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Les premiers symptômes peuvent être discrets.
-
L’évolution peut être lente.
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Les manifestations peuvent varier d’une personne à l’autre.
-
Certaines neuropathies sont rares.
-
Les symptômes peuvent être dominés par la douleur ou la fatigue fonctionnelle.
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Certains examens peuvent être normaux dans des formes particulières.
-
Plusieurs causes peuvent parfois coexister.
-
La recherche de l’origine peut nécessiter des investigations successives.
Il est donc important de ne pas se limiter à un seul symptôme ou à un seul résultat d’examen.
Une approche neurologique globale permet de mieux caractériser l’atteinte et de déterminer les examens les plus pertinents.
La prise en charge des polyneuropathies chroniques
La prise en charge dépend du type de polyneuropathie, de sa cause et de ses conséquences sur la vie quotidienne.
Il n’existe pas de traitement unique applicable à toutes les polyneuropathies.
Les objectifs sont notamment de traiter une éventuelle cause identifiable, de limiter les lésions lorsque cela est possible, de réduire les symptômes et de préserver l’autonomie.
Le traitement de la cause
Lorsque l’origine de la polyneuropathie est identifiée, une prise en charge spécifique peut être proposée.
Selon la situation, elle peut consister à traiter une maladie sous-jacente, corriger une carence, adapter une exposition médicamenteuse ou mettre en place un traitement immunomodulateur.
Les possibilités varient selon le diagnostic.
Dans certaines formes héréditaires, il n’existe pas de traitement permettant de corriger directement l’anomalie génétique. La prise en charge vise alors notamment à limiter les complications, à préserver les fonctions et à accompagner les conséquences de la maladie.
Le traitement des douleurs neuropathiques
Lorsque des douleurs neuropathiques sont présentes, des traitements symptomatiques peuvent être proposés.
Le choix dépend de la nature des douleurs, des traitements déjà prescrits, des éventuelles contre-indications et de la situation médicale de la personne.
La prise en charge peut nécessiter plusieurs ajustements afin d’obtenir un équilibre satisfaisant entre efficacité et tolérance.
Des mesures complémentaires peuvent également contribuer à améliorer le sommeil et à préserver les activités quotidiennes.
La physiothérapie
La physiothérapie peut contribuer à maintenir les capacités fonctionnelles et à réduire certaines conséquences de la neuropathie.
Selon les besoins, elle peut travailler sur :
-
La mobilité articulaire.
-
La marche.
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L’équilibre.
-
La coordination.
-
Le renforcement adapté aux capacités restantes.
-
La prévention des chutes.
-
L’utilisation d’aides techniques.
-
La récupération fonctionnelle lorsque celle-ci est possible.
Le programme doit être adapté à la force musculaire, à l’équilibre et à la tolérance à l’effort.
L’objectif n’est pas d’imposer un effort excessif, mais de préserver autant que possible les capacités fonctionnelles et l’autonomie.
Les orthèses et les aides techniques
Certaines polyneuropathies entraînent une faiblesse des pieds, une instabilité ou une perte de dextérité.
Dans ces situations, des aides techniques peuvent faciliter les activités quotidiennes et améliorer la sécurité.
Selon les besoins, il peut être utile d’envisager :
-
Des orthèses pour soutenir ou stabiliser le pied.
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Des aides à la marche.
-
Des chaussures adaptées.
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Des dispositifs facilitant la préhension.
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Des adaptations du domicile.
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Des aménagements pour réduire les risques de chute.
Le choix des dispositifs dépend de l’atteinte neurologique et doit être adapté à la situation individuelle.
L’ergothérapie et l’adaptation du quotidien
L’ergothérapie peut aider la personne à préserver son autonomie malgré les limitations fonctionnelles.
Elle peut notamment proposer des stratégies pour faciliter les gestes quotidiens, économiser les efforts, adapter l’environnement et utiliser des aides techniques.
Ces adaptations peuvent concerner l’habillage, la préparation des repas, les déplacements, les activités professionnelles ou les loisirs.
Le suivi médical
Un suivi médical régulier permet d’évaluer l’évolution des symptômes et de réadapter la prise en charge si nécessaire.
Selon la maladie, le suivi peut notamment porter sur :
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La force musculaire.
-
La sensibilité.
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La marche.
-
L’équilibre.
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Les douleurs.
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Les complications liées à la diminution de la sensibilité.
-
L’autonomie.
-
La tolérance des traitements.
-
L’apparition de nouveaux symptômes.
La fréquence du suivi dépend de la maladie et de son évolution.
Une aggravation rapide ou l’apparition de nouveaux déficits nécessite une réévaluation médicale.
Une évolution différente selon les personnes
Les polyneuropathies périphériques chroniques peuvent évoluer de manière très différente.
Certaines restent relativement stables pendant plusieurs années. D’autres progressent lentement ou présentent des périodes d’aggravation.
Certaines formes inflammatoires peuvent s’améliorer sous traitement, tandis que certaines atteintes axonales ou héréditaires peuvent laisser des déficits durables.
L’évolution dépend notamment :
-
De la cause de la neuropathie.
-
Du type de fibres nerveuses atteintes.
-
De l’étendue des lésions.
-
De la présence d’une atteinte axonale.
-
De la rapidité du diagnostic.
-
De la possibilité de traiter la cause sous-jacente.
-
De la réponse aux traitements.
-
Des complications éventuelles.
-
Des capacités de récupération nerveuse.
Il n’est donc pas possible de prévoir une évolution identique pour toutes les personnes atteintes.
Le suivi médical permet d’apprécier l’évolution individuelle et d’adapter la prise en charge aux besoins.
Une atteinte qui peut avoir des conséquences importantes au quotidien
Les polyneuropathies périphériques chroniques peuvent affecter de nombreux aspects de la vie quotidienne.
Les conséquences ne se limitent pas aux symptômes neurologiques eux-mêmes.
Une personne qui éprouve des difficultés à marcher, à maintenir un objet ou à effectuer certains gestes peut devoir modifier ses habitudes et adapter son environnement.
Les douleurs, les troubles sensitifs et la perte de force peuvent limiter les déplacements, les loisirs et les activités professionnelles.
Les répercussions peuvent notamment concerner :
-
La mobilité.
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L’autonomie.
-
Les activités professionnelles.
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Les loisirs.
-
La vie familiale.
-
Les relations sociales.
-
Le sommeil.
-
La confiance en soi.
-
La qualité de vie.
L’importance des limitations n’est pas toujours proportionnelle à ce qui est visible de l’extérieur.
Certaines personnes présentent des signes physiques évidents. D’autres vivent avec des douleurs, des troubles sensitifs ou une fatigabilité qui restent peu perceptibles pour leur entourage.
La reconnaissance de ces difficultés constitue un élément important de l’accompagnement.
Pourquoi une prise en charge spécialisée est-elle importante ?
Les polyneuropathies périphériques chroniques regroupent des maladies dont les mécanismes et les traitements diffèrent.
Une évaluation spécialisée peut permettre :
-
De confirmer l’existence d’une atteinte des nerfs périphériques.
-
De préciser les fibres nerveuses concernées.
-
De rechercher une cause identifiable.
-
De distinguer les formes héréditaires des formes acquises.
-
D’identifier une éventuelle neuropathie inflammatoire.
-
De déterminer les examens complémentaires nécessaires.
-
D’adapter les traitements.
-
De prévenir certaines complications.
-
D’organiser une réadaptation adaptée aux limitations fonctionnelles.
Le recours à un neurologue expérimenté dans les maladies neuromusculaires ou les neuropathies périphériques peut être particulièrement utile lorsque le diagnostic est incertain, que les symptômes progressent ou que la maladie nécessite un traitement spécialisé.
À retenir
Les polyneuropathies périphériques chroniques :
-
correspondent à une atteinte de plusieurs nerfs périphériques évoluant dans la durée ;
-
peuvent toucher les fibres sensitives, motrices et parfois autonomes ;
-
peuvent provoquer des douleurs neuropathiques, des engourdissements, des fourmillements ou une diminution de la force musculaire ;
-
peuvent perturber la marche, l’équilibre et la dextérité ;
-
regroupent des maladies héréditaires et acquises ;
-
peuvent être associées à des mécanismes inflammatoires, métaboliques, toxiques ou à d’autres maladies ;
-
peuvent parfois rester sans cause identifiée ;
-
nécessitent une évaluation clinique et, fréquemment, un ENMG ;
-
peuvent nécessiter des examens complémentaires adaptés à la cause suspectée ;
-
ne disposent pas d’un traitement unique applicable à toutes les formes ;
-
peuvent nécessiter un suivi neurologique, une réadaptation et des aides techniques ;
-
peuvent avoir des conséquences durables sur l’autonomie et la qualité de vie.
Une faiblesse musculaire qui progresse rapidement, des difficultés nouvelles à marcher, des troubles de la déglutition ou des difficultés respiratoires nécessitent une évaluation médicale urgente.
Une page d’information destinée aux patients et à leurs proches
Cette page a pour objectif de fournir une information générale sur les polyneuropathies périphériques chroniques et de faciliter la compréhension de ces atteintes neurologiques.
Elle ne remplace pas une consultation médicale et ne permet pas, à elle seule, d’établir un diagnostic.
Les polyneuropathies regroupent des maladies différentes. Leur diagnostic, la recherche de leur cause et le choix du traitement nécessitent une évaluation individualisée par des professionnels de santé.
Les informations présentées s’appuient notamment sur des ressources médicales spécialisées consacrées aux neuropathies périphériques, aux maladies neuromusculaires et aux maladies rares.
Ressources médicales de référence
Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV)
Le CHUV propose des informations sur les maladies des nerfs périphériques et des muscles, notamment les neuropathies et certaines maladies neuromusculaires.
Consulter le CHUV :
https://www.chuv.ch/fr/neurologie/nlg-home/patients-et-familles/maladies-traitees/maladies-des-nerfs-peripheriques-et-des-muscles
Orphanet
Orphanet est un portail de référence consacré aux maladies rares. Il propose des informations sur différentes neuropathies héréditaires et maladies neuromusculaires rares.
Consulter Orphanet :
https://www.orpha.net/
Centre hospitalier universitaire de Genève (HUG)
Les HUG proposent des informations médicales et des consultations spécialisées dans différentes maladies neurologiques.
Consulter les HUG : https://www.hug.ch/neurologie/unite-maladies-neuromusculaires
Au-delà des Nerfs
Au-delà des Nerfs est une association suisse engagée aux côtés des personnes concernées par les neuropathies périphériques, quelles qu’en soient l’origine ou la forme.
L’association œuvre pour une meilleure compréhension de ces maladies, la reconnaissance de leurs conséquences au quotidien et le développement d’initiatives favorisant l’information, l’accompagnement humain et le lien social.
Site de l’association :
https://www.audeladesnerfs.ch/
